Le Jeu des Vents Contraires

LE JEU DES VENTS CONTRAIRES (LP)
1996

Ce premier album d‘Il Monstro voit les retrouvailles de Christian et Daniel Paboeuf sur un répertoire composé quasiment uniquement par Christian Paboeuf. Mélanges d’écriture et d’improvisation.

« En tout cas, ça décoiffe, et on ne s’ennuie pas. La palette sonore, constituée à la base du son chaleureux du saxophone et de la précision du hautbois est pimentée de vibraphone synthétiseur et de flûtes à bec.
Il Monstro, c’est vraiment un monde à part, étrange, et à découvrir absolument. »

JLLL, Nékepel

la presse en parle

Inclassable, le duo des frères Pabœuf a pourtant un petit côté déjà-vu. Oregon ? Mike Oldfield ? Le rock allemand ? Une pointe de Genesis? À force de tourner les pages de la mémoire, c’est John Surman qui s’impose : polyphonies en re-recor- ding des saxophones de Daniel, dont un baryton omniprésent; hautbois de Christian précis et rond comme un soprano ; réminiscences de musiques anciennes ou celtiques, ton déclamatoire ; vibraphone midi (toujours Christian) déployant boucles et toiles de fond synthétiques ; réverbération de cathédrale. La prise de son souffre de la comparaison avec la maison ECM et pourtant ces sonorités de synthétiseurs qui semblent réalisées dans une cuisine auront la préférence de ceux que la perfection lénifiante des derniers Surman* agace. Si les deux soufflants n’ont pas la faconde de ce dernier dans leurs improvisations, ils savent nous captiver par la construction dramatique et très orchestrale de leurs récits. Déformation d’amateur de jazz? On verrait bien ces musiques confiées à une moyenne formation, voire à un big band. Mais d’ores et déjà elles tiennent debout.

Franck Bergerot, Jazz Magasine