Golden Years – Daniel Paboeuf Unity

GOLDEN YEARS (LP)
2018

« Saxophoniste notamment nourri au jazz – le duo avec le saxophoniste Philippe Herpin, Anches Doo Too Cool, du début des années 1980 est encore dans la mémoire – au rock et la pop, Daniel Pabœuf a fondé à la fin des années 2000 le groupe DPU, sigle de Daniel Pabœuf Unity.
Avec lequel se fait entendre, dans ce nouvel album, Golden Years, une alliance particulièrement bien menée entre l’emploi des machines musicales (Hélène Le Corre, dite Mistress Bomb H aux échantillonneurs, traitement des sons) et les instruments « traditionnels » (saxophone, David Euverte aux claviers et Nicolas Courret à la batterie).
Il y a aussi dans la voix de Daniel Pabœuf quelque chose de la théâtralité de David Bowie et d’Iggy Pop. En huit compositions, souvent dans un lyrisme sombre mais jamais pesant, cet envoûtant Golden Years est une réussite. »

S. Si, Le Monde


Clip de Golden Years, Daniel Paboeuf Unity

C’est à ce territoire de son enfance bretonne, à Kerjego, dans la campagne morbihannaise, que DANIEL PABŒUF rend hommage sur GOLDEN YEARS. Derrière les envolées, les râles furieux et les magnifiques volutes de DANIEL PABŒUF (saxophones, voix), sur les terres libératoires de cet «âge d’or», Hélène Lecorre aka Mistress Bomb H (samples et chœurs), Nicolas Courret (batterie, laptop) et David Euverte (claviers, synthétiseurs, piano) tissent une toile épaisse et contrastée, qui fonctionne à la fois comme un filet et un trampoline pour le souffleur funambule.

Des ambiances post-industrielles tarabiscotées à la Père Ubu de l’électro new-wave «Golden Years» aux craquements et zébrures numériques du narratif «Le soleil nous aplatit», du Joy Division électronique de «Mothers and sisters» à la ténébreuse symphonie «Fear», le DPU s’immisce avec gourmandise sur les terres de la chanson. Mais, à l’opposé d’une pop légère et diaphane, les codes sont ici déconstruits et désarticulés pour se réinventer ensuite dans leur propre chaos créatif.

Du post-rock reptilien de «Et encore» aux beat électro-indus à la Einstürzende Neubauten de «Mad», des synthés millésimés de «N’oublie pas» à cette belle «Procession» finale où les saxophones en section survolent les débris sonores et musicaux qui s’agglutinent autour de cette batterie impériale, les instrumentaux se jouent des clins d’œil «eighties» comme des embardées -jazz.
Un groove puissant et délétère unit tous les titres de cet album qui semble synthétiser en les réinventant, les différentes musiques pluridisciplinaires que son leader a pratiquées tout au long de sa carrière (jazz, pop, rock, électro, chanson, musiques improvisées).

Photos : Laurent Guizard

LA PRESSE EN PARLE:

« DPU synthétise les influences les plus diverses dans une perspective expérimentale qui sait rester plaisante. »
Rock & Folk

« Ces huit titres sont prodigieux, balançant d’une new-wave d’une vieille époque qui commence à ressusciter, à un rock classieux car tout se joue dans la préciosité sans en rajouter. »
L’Yonne Républicaine

« Ils sont rares les exemples de disque qui finissent par me séduire et m’emmener alors que l’instrument (le sax) avait le premier rôle.
Un disque comme un aimant. »
À Découvrir Absolument

« Surprenant d’un bout à l’autre, on redécouvre et réhabilite le sax et les années 80. C’était pas gagné. Chapeau à cette unité très spéciale. »
État critique

« Golden Years est un disque courage, qui remet à l’heure les pendules souvent détraquées de la nostalgie. »
Electrophone

« Une expérience au sommet. »
Le cri de l’Ormeau