Ce Qu’il En Reste – Daniel Paboeuf Unity

CE QU’IL EN RESTE (LP)
2015

« On peut avoir des potes musiciens, avec qui on a joué, dont on (pense) connait(re) le son par coeur, et être encore impressionnés par eux, malgré le temps passé, malgré les années. Le son de Daniel Paboeuf est pour moi aussi emblématique de Rennes que les voix de Philippe Pascal ou d’ Etienne Daho.
Quand je jouais avec lui sur scène, des fois, j’y pensais : merde, je joue avec Daniel Paboeuf, avec ce son qu’il a, aussi identifiable qu’une voix. Une voix qui, en l’occurrence, ne vieillit pas, et qui se régénère, sans être altérée par les contingences, et en dépit d’un écho public bien en deçà de ce à quoi elle pourrait légitimement prétendre. Le premier album de DPU faisait déjà quelques étincelles : thèmes mémorables et concis, sans blablas jazzeux, soutenus par un groupe inventif, et un vrai groove, pas un groove à la petite semaine comme c’est de coutume dans nos contrées.
Les nouvelles compositions du maître de maison affinent le propos, avec un mordant supplémentaire : rythmiques au cordeau, claviers branques et zigouigouis électro du meilleur tonneau.
Un petit air du New York d’antan, avant la cleanification par Giuliani, flotte sur l’ensemble, on imagine la session destinée à ZE Records ou Tzadik. Lorsque le groupe calme le jeu, il convainc tout autant : le son, toujours ce son. Cette voix, unique. »

Dominique A

« Ce qu’il en reste » Live aux Trans Off

Pour cet album, Daniel Paboeuf a composé le matériel musical sur un temps relativement court. Il s’inscrit dans un registre électro-rock puissant et acéré mêlant parfois de subtiles touches de noise. Comme l’était le premier album, « Ce qu’il en reste » est en grande partie instrumental permettant d’exprimer pleinement sa richesse musicale.

Les tendances electro/indus se sont affirmées, parfaitement maitrisées par Mistress Bomb H, alors que les claviers de David Euverte (Dominique A) instillent une dimension orchestrale et lyrique. Thomas Poli (Dominique A, Mesparrow, Yann Tiersen) musicien, ingénieur du son et réalisateur, formera avec David Euverte aux claviers (Dominique A) et Daniel Paboeuf, le triumvirat de réalisateurs artistiques sur cet enregistrement.

L’ arrivée de Nicolas Courret (Laetitia Shériff, Effeil) à la batterie et aux machines s’est avérée d’ une évidence rafraichissante.

Photos : Laurent Guizard

LA PRESSE EN PARLE:

« Voir DPU sur scène est une expérience originale. Parce qu’il est assez rare, excepté dans le jazz, d’entendre un groupe centré autour d’un saxophoniste.
Mais aussi parce que cette formation (saxes, batterie, claviers, machines, chant) a une palette musicale d’une grande variété. D’une mélodie accrocheuse, on passe à des accents plus jazz, on revient par une ambiance electro, on s’aventure sur les chemins de l’improvisation, on baigne dans une énergie rock. »

Gilles Kerdreux, Ouest France

« La voix de Daniel Paboeuf s’amuse avec celle de la chanteuse, Mistress Bomb H et semble vouloir jouer le bizarre. Les deux autres morceaux se rythment différemment, plus groove semble-t-il. Les cuivres dansent avec le cliquetis de la batterie et se confrontent aux notes parfois glaciales du clavier. Un groove grave, entre le charisme prétentieux du rock et la douceur funk. On vous laisse découvrir. »

Mona Gauthier, Starwax